Henrietta Jinivizian: Janvier en Alsace: réflexion sur Noël, nouvelles opportunités et politique mondiale

Un nouvel an commence encore, après un autre Noël très chargé en réunions entre amis, du temps avec la famille, et cadeaux indésirables – comme chaque année.

Je réfléchis toujours pendant la période de Noël. Comme ces trois dernières années, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que la ville de Jésus est encore en guerre. J’espère profondément que cette déclaration ne sera pas vraie l’année prochaine.

Un nouvel an offre toujours une opportunité importante de réfléchir. Pourtant, beaucoup de mes proches m’ont raconté leur agacement face à la pression de créer de nouvelles résolutions. Néanmoins, pour moi, prendre des résolutions est une chose indispensable – et, malgré des tentatives d’y échapper, une partie inévitable de la période de transition qui touche chacun pendant Noël et le nouvel an. Même si, dans mon cas, une de mes résolutions, c’est de goûter un nouvel fromage et un nouveau fromage chaque semaine. Un objectif que je crains est un peu trop facile à atteindre.

Passer le début de janvier à Strasbourg a nourri ma connaissance des traditions culturelles françaises. Malheureusement, je n’étais pas la reine de la galette des rois, mais participer à cette tradition était chouette et tellement intéressant.
De plus, janvier marque le début d’un nouveau semestre à Sciences Po Strasbourg. Cette fois, je ne suis plus une nouvelle étudiante internationale, timide et perdue dans les grands couloirs du bâtiment de Cardo, mais une quasi-strasbourgeoise, avec mon propre groupe d’amis. Pourtant, j’avance en gardant de bons souvenirs de mes amis du semestre dernier, qui ont déjà quitté Strasbourg, qui commencent une nouvelle étape de leurs vies. Il faut absolument souligner l’importance de rester en contact avec des amis. Ils me manquent, mais j’ai vraiment hâte de rencontrer une nouvelle vague d’étudiants, chacun avec sa propre histoire. Il y a encore tant de souvenirs à créer !

En outre, j’ai quelques objectifs personnels à réaliser ce semestre. Le plus important entre eux, c’est d’approfondir ma connaissance de l’Alsace – cette région unique, riche en histoire, marquée par un passé difficile. J’ai récemment regardé le film La Gloire de Mon Père, et je pense que cette ligne résume ce sentiment parfaitement : « Et pour l’Alsace-Lorraine? Je vais tout de même pas les mettre en tricolore. Mauve, la couleur du deuil ».

De la même façon, je suis en train de lire le roman Un monde à refaire par Claire Deya. Ce récit, qui se compose de beaucoup de petites histoires différentes de la période immédiatement d’après 1945, a vraiment ouvert mes yeux à un autre côté de l’histoire : le déminage après la seconde guerre mondiale, et toutes les épreuves qui ont défini ce processus.

Enfin, il serait ignorant de ne pas mentionner la politique globale actuelle, un sujet qui occupe mes pensées beaucoup. Une seule semaine de 2026 et nous avons vu la brise de l’ordre mondial la plus significative pour longtemps avec l’invasion du Venezuela par Trump, qui provoque la question : est-ce que la souveraineté westphalienne existe-t-elle encore ? Mais, évidemment cet événement existe dans le contexte d’un climat politique de plus en plus instable, qui représente une « polycrise » où plusieurs crises convergent – ce dernier, la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la guerre à Gaza, le changement climatique, la croissance de l’extrême droite en Europe, et plus. Avec toutes ces petites crises pressantes, il est facile de se sentir perdu, dépassé, voire désillusionné par le monde. Pour soulager ces anxiétés, j’essaye de prendre de nouvelles habitudes – par exemple, lire plus de fiction, ne regarder pas les infos avant de se coucher, et passer moins de temps sur les réseaux sociaux. Avant tout, une bonne santé mentale surpasse toute résolution de nouvel an !

A new year begins again, after another very busy Christmas full of gatherings with friends, time with family, and unwanted presents – like every year. I always reflect during the Christmas period. Like the last three years, I can’t help to think that Jesus’ town is still at war. I profoundly hope that this statement won’t ring true next year.

A new year offers an important opportunity to reflect. However, many of my close friends have expressed their annoyance faced with the pressure of creating New Year’s resolutions. Nevertheless, for me, making resolutions is something essential – and, despite attempts to escape it, an inevitable part of the transition period that everyone experience between Christmas and New Year. Even if, in my case, one of my resolutions is to try a new cheese and a new wine each week. A goal that, I fear, is a little to easy to achieve.

Spending the start of January in Strasbourg has fed my knowledge of French cultural traditions. Unfortunately, I wasn’t the queen of the galette des rois, but participating in this tradition was nice and really interesting. Moreover, January marks the beginning of a new semester at Sciences Po Strasbourg. This time, I’m no longer a new international student, timid and lost in the large corridors of the Cardo building, but a quasi-strasbourgeoise, with my own group of friends. However, I go forth cherishing the fond memories of my friends from last semester, who have already left Strasbourg, who are starting a new stage of their lives. It is essential to underline the importance of staying in contact with friends. I miss them, but I’m really excited to meet a new wave of students, each with their own story. There are still many memories to be made!

Furthermore, I have a few personal goals to achieve this semester. The most important of them is to deepen my knowledge of Alsace – this unique region, rich in history, marked by a difficult past. I recently watched the film La Gloire de Mon Père and I think that this line sums up this notion perfectly: ‘And for Alsace-Lorraine? I can’t put them in national colours. Mauve, the colour of mourning’.

Similarly, I’m in the middle of reading the book Un monde à refaire by Claire Deya. This story, which is made up of lots of different little stories from the period immediately after 1945, has really opened my eyes to another side of history: mine-clearing after the second world war, and all the hardships that defined this process.

Enfin, il serait ignorant de ne pas mentionner la politique globale actuelle, un sujet qui occupe mes pensées beaucoup. Une seule semaine de 2026 et nous avons vu la brise de l’ordre mondial la plus significative pour longtemps avec l’invasion du Venezuela par Trump, qui provoque la question : est-ce que la souveraineté westphalienne existe-t-elle encore ? Mais, évidemment cet événement existe dans le contexte d’un climat politique de plus en plus instable, qui représente une « polycrise » où plusieurs crises convergent – ce dernier, la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la guerre à Gaza, le changement climatique, la croissance de l’extrême droite en Europe, et plus. Avec toutes ces petites crises pressantes, il est facile de se sentir perdu, dépassé, voire désillusionné par le monde. Pour soulager ces anxiétés, j’essaye de prendre de nouvelles habitudes – par exemple, lire plus de fiction, ne regarder pas les infos avant de se coucher, et passer moins de temps sur les réseaux sociaux. Avant tout, une bonne santé mentale surpasse toute résolution de nouvel an !

Finally, it would be ignorant to go without mentioning current world politics, a subject that occupies my thoughts a great deal. Just one week into 2026, and we have witnessed the most significant shift in the world order in a while with Trump’s invasion of Venezuela, which begs the question: does Westphalian sovereignty still exist? Yet, evidently this event exists in the context of an increasingly unstable political climate, which represents the ‘polycrisis’ where many crises converge – the latter, the Russia-Ukraine war, the war in Gaza, climate change, the rise of the far-right in Europe, and more. With all these pressing little crises, it’s easy to feel lost, overwhelmed, even disillusioned with the world. To ease these anxieties, I am trying to make new habits – for example, to read more fiction, to not watch the news before bed, and to spend less time on social media. Above all, good mental health overrides every New Year’s resolution!