L’incipit lyonnais – Jack Powell, September 2026

En seulement deux semaines à Lyon, je suis parvenu à me débarrasser de mon état d’esprit « vacances ». Une rentrée à la fois assez intense et assez lente, je fournis des efforts pour m’intégrer dans la communauté de l’École normale supérieure de Lyon. La culture festive est bien vivante ici avec un Bureau des Étudiants (BDE) très actif qui planifie même un Week-End d’Intégration à la fin du mois de septembre dans la campagne en plus de ses apéros presque quotidiens. Cependant, équilibrer cela avec l’intégration administrative et la découverte de la ville s’avère être difficile.

Tout au long de cette rentrée, ce qui m’a frappé le plus est l’engagement de l’École et de ses étudiants. À titre d’exemple, nous avons profité de séances interactives contre les violences sexuelles et les discriminations, sur la biodiversité et le changement climatique. Je trouve que ce niveau d’engagement social dès les premiers jours fait preuve d’une culture (de manière générale) qui n’a aucune peur d’intégrer son implication dans son travail et ses études, contrairement à la culture anglo-saxonne. D’autres différences sont évidentes : un emploi du temps bien plus chargé de cours qu’au Royaume-Uni, l’existence de classes préparatoires aux grandes écoles, une tendance à utiliser des examens oraux et non seulement des écrites, et cetera.

Quant à commencer des cours, l’ENS de Lyon accorde à ses étudiants la chance de tester des cours différents pour les deux premières semaines avant de finaliser leur inscription. Je compte m’inscrire principalement dans des cours de lettres modernes, tels que ceux sur les lectures de Rousseau ou sur les théories de postcolonialisme, mais également dans quelques cours de FLE (français langue étrangère) pour assurer le développement de mes compétences linguistiques. Un rythme régulier et exigeant, j’ai hâte de commencer cette année de découverte culturelle, linguistique et académique.

Only two weeks into my time in Lyon, I have managed to get out of the feeling of still being on holidays. A rather intense and yet rather slow start to the school year, I am making an effort to integrate into the community at the École normale supérieure de Lyon. The social life here is well and truly alive with a very active Student Union that is even planning an Integration Weekend in the countryside at the end of September, in addition to its almost daily apéros. Yet, balancing this with administrative jobs and discovering the city is proving to be difficult.

Throughout this back-to-school period, what has shocked me the most has been the open social and political engagement of the École and its students. For instance, we enjoyed interactive sessions against sexual violence and discrimination, and on biodiversity and climate change. I find that this level of social engagement at such an early stage is proof of a culture (in the broad sense) that does not fear combining its social and political engagement with its work or studies, in juxtaposition to Anglo-Saxon culture. Other differences are obvious too: a schedule with far more class time than what would be normal in the UK, the existence of classes préparatoires aux grandes écoles, a tendency to use oral exams and not only written ones, etc.

As for starting classes, the ENS de Lyon gives students the opportunity to try out classes in the first two weeks before finalising their choices. I intend to enrol mainly in Modern Literature classes, such as Readings of Rousseau or Theories of Postcolonialism, but also in some French as a Foreign Language classes to ensure the development of my language skills. At this consistent and challenging pace, I am looking forward to starting this year of cultural, linguistic and academic discovery.